Tuesday, October 20, 2009

Je tuerai la pianiste




















Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour de ma vie
Chaque semaine, chaque mois

Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe
En dehors de ça

Et quand ce sera fait
Que le jour sera levé
Sur le satin de ses méfaits
Comme une pierre soulevée

Où grouille la vermine
Dans le champagne et l'caviar
Dans son manteau d'hermine
On pourra la voir, le corps abîmé

Au fond de sa baignoire
Blanche comme un lys
Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi

Chaque jour que Dieu fait
Chaque semaine, chaque mois
Et quand ce sera fait
Que le jour se lèvera

Par l'entrée des artistes
Quand on saura que c'est moi
Alors je m'en irais
Je la couvrirai d'or

Alors je m'en irais

(Manset/Roussel/Bashung)

Monday, October 05, 2009

« Rugosité du désir et frottements de l'amour »

« Les embardées sur les routes américaines et l'enfance violente. La rugosité du désir et les frottements de l'amour. Une telle errance ne peut que heurter le politique. Car chaque mouvement du corps s'accompagne de l'élan de la conscience. Et l'acte sexuel devient aussi mouvement de la pensée. Un geste politique libérateur pour reconquérir les espaces auxquels nous n'avons pas accès. »
Lucille Calmel